Sur le combat, voire la guerre:
"Premièrement, chaque soldat doit croire qu'il est engagé dans un combat où lui et ses camarades ont moralement raison et où leurs adversaires ont moralement tort. Il n'y a pas de moyen terme. Pas de place pour le moindre compromis. Il ne peut s'agir d'une dispute sur un territoire. Ce sont des principes de base, qui sont en jeu, pas de simples frontières. Et deuxièmement, il doit croire qu'il se bat pour sa vie et pour celle de ceux qu'il aime. De sorte qu'il se bat pour sa vie et pour celle de ceux qu'il aime. De sorte que la seule issue pour lui, s'il ne participe pas à cette terrible guerre, c'est sa mort et celle de ceux qu'il aime. "
« D’emblée, dès le premier jour, nous publierons une déclaration d’intention dans laquelle nous montrerions que nous sommes prêts à négocier la paix sur la base stricte de la fin de l’esclavage. Nous affirmerions on ne peut plus clairement que nous n’avons pas d’autre but que de mettre un terme à l’esclavage. Une guerre menée sans but précis ne peut jamais être gagnée. Ne l’oubliez pas, monsieur Douglass. J’ai appris cela en Europe. De même, plus le but est précis, moins on a besoin de soldats pour la gagner. Ca aussi, je l’ai appris là-bas. On doit afficher clairement son objectif et montrer qu’on accepte de mourir pour l’atteindre. »
« Ils n’agiront pas tant qu’ils ne seront pas menacés dans leur être physique ou dans leurs finances. »
« De tous les animaux sur la planète, nous sommes dans aucun doute le plus méchant, le plus trompeur, le plus meurtrier et le plus vil. Malgré notre Dieu, ou à cause de Lui. Les deux. Notre seul vertu, parfois, semble résider dans le fait que nous sommes aussi cruels et violents les uns envers les autres que nous le sommes à l’égard des autres espèces_ces espèces que nous abattons et dévorons, ou abattons pour le simple plaisir et jetons au rebut, ou abattons uniquement parce qu’il est commode de le faire et dont nous entassons les cadavres. »
"Il s’agissait plutôt d’un pacte informulé, d’un accord tacite entre nous : c’était lui qui nous conduisait au bord du précipice, et c’était moi qui nous le faisais traverser. »
"Qui peut dire quel événement est un accident et lequel ne l’est pas ? Existe-t-il même quelque chose qui soit un véritable accident, un événement sans cause ? Quand on ne croit pas en la volonté divine, tout événement, fâcheux ou heureux, est considéré comme produit par l’histoire ; ou alors on en déclare l’origine mystérieuse ; ou encore, très maladroitement et de façon très branlante, on raisonne à l’envers, de l’effet à la cause-du sentiment de culpabilité, par exemple, on remonte au péché.
[…] Mais si les événements n’obéissent pas aux désirs inconscients d’un homme, s’ils ne découlent pas non plus d’un pur mystère ni de forces historiques profondes et inconnues, que reste-t-il ? »
« Mais ne peut-on estimer rationnellement que la loi de la causalité fonctionne du bas vers le haut autant que du haut vers le bas ? Et s’il existe un ordre dans l’univers, alors toutes nos affaires sur terre sont sûrement et inextricablement liées les unes aux autres. Je crois que l’univers est semblable à un désert, que chaque vie est un grain de sable touchant les trois ou les quatre qui lui sont juxtaposés, et quand un des grains se retourne sous l’action du vent, ou se déplace ou se repositionne ne serait-ce que légèrement, ceux qui le touchent bougent aussi, et à leur tour ils font bouger ceux qui sont contre eux, et ainsi de suite, tout au long du vaste désert et de ses innombrables, ses milliards de grains de sable : jusqu’à ce qu’au bout d’un certain temps une vaste tempête en naisse et modifie la face de la planète. Pourquoi, dans ces conditions, devrais-je m’interdire de croire qu’une seule de mes actions, ou même mon inaction, un jour de ma jeunesse où j’étais dans l’entrepôt de mon père à Springfield, dans les Massachussets, ait pu modifier le cours de l’histoire ? Et que cette action ait contribué à donner forme non seulement à mon destin, mais aussi à celui de Père et de toute ma famille, voire- si on veut bien me pardonner cette vision- à la destinée de tout un peuple ? »
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