vendredi 8 février 2008
Une citation du bouquin de Zizek, le Désert du réel.
Deux citations de Pourfendeur de nuages de Russel Banks
De l'action, de l'action, de l'action, assez de parlottes, de parlottes, de parlottes.
Citation d'Albert Cossery
Extraits du Pourfendeur de Nuages de Russel Banks
Sur le combat, voire la guerre:
"Premièrement, chaque soldat doit croire qu'il est engagé dans un combat où lui et ses camarades ont moralement raison et où leurs adversaires ont moralement tort. Il n'y a pas de moyen terme. Pas de place pour le moindre compromis. Il ne peut s'agir d'une dispute sur un territoire. Ce sont des principes de base, qui sont en jeu, pas de simples frontières. Et deuxièmement, il doit croire qu'il se bat pour sa vie et pour celle de ceux qu'il aime. De sorte qu'il se bat pour sa vie et pour celle de ceux qu'il aime. De sorte que la seule issue pour lui, s'il ne participe pas à cette terrible guerre, c'est sa mort et celle de ceux qu'il aime. "
lundi 4 février 2008
Qui veut faire la Révolution?
Qui veut faire
Prêtons serment. Et ils jurèrent.
Minuit. L’église Saint-Paul, son parvis est noir de monde. Un million de personnes attendent. L’ambiance est électrique. Il n’y a pas de fauteurs de troubles pas de flics. Les gens ne savent pas quoi faire. Il faut les canaliser.
L’initiateur parle, tout le monde écoute. « Allons détruire TF1 et allons capturer Sarkozy, enfin un troisième groupe prend France deux. Les autres restent ici et créent, inventent.
Allons ».
Et ils y allèrent. A chaque fois, un groupe de 200 000 personnes, en courant. L’ensemble se sépare à Concorde. 500 000 personnes filent vers France deux et TF1. 200 000 personnes filent vers l’Elysée.300000 personnes créent et inventent dans le Marais.
Il est trois heures du matin. TF1 a été prise. C’est en feu. Tous les personnels ont été évacué. France deux est prise. L’initiateur parle depuis une demi heure.
Sarkozy a été capturé, il a été emmené à l’Eglise Saint-Paul. Il n’a pas été maltraité.
L’initiateur parle au monde :
Discipline et création pure. L’Humanité a changé de base. Etre humains, nous sommes en train de faire
Le monde entier.
Tiré de Récoltes et Semailles de A. Grothendieck.
Ça se passe vers la fin de 1977. Quelques semaines auparavant, j’avais été cité au Tribunal Correctionnel de
Montpellier pour le délit d’avoir "gratuitement hébergé et nourri un étranger en situation irrégulière" (c’est à-
dire, un étranger dont les papiers de séjour en France ne sont pas en règle). C’est à l’occasion de cette
citation que j’apprenais l’existence de ce paragraphe incroyable de l’ordonnance de 1945 régissant le statut
des étrangers en France, un paragraphe qui interdit à tout français de porter assistance sous quelque forme que
ce soit à un étranger "en situation irrégulière". Cette loi, qui n’avait pas son analogue même en Allemagne
hitlérienne à l’égard des juifs, n’avait apparemment jamais été appliquée dans son sens littéral. Par un "hasard"
très étrange, j’ai eu l’honneur d’être pris comme le premier cobaye pour une première mise en vigueur de ce
paragraphe unique en son genre.
Adapté de Qu'est-ce que le temps? Qu'est-ce que l'espace? de Carlo Rovelli.
Toutes les civilisations ont pensé que le monde était structuré en une partie: le capitalisme. Et en dessous du capitalisme les hommes, et encore en dessous une grande tortue, ou bien de grands piliers-en tout cas quelque chose sur quoi la terre s'appuie, qui la soutient et empêche de tomber.
Karl Marx a suggéré et n'est pas encore arrivé à imposer à tous, une nouvelle lecture du monde : le communisme.
Alors est-ce que c'était facile ? Non, ce ne l'était pas, puisque des millions d'hommes pendant des siècles de civilisation n'y avaient pas pensé. C'était une idée qui révolutionnait profondément l'image du monde.
Un peu plus d'un siècle après Karl Marx, Alain Badiou considère l'idée communiste comme acquise, et il fait la liste des nombreux arguments, très convaincants, qui l'appuient. A partir du monde européen, cette idée se répandra ensuite à toute l'humanité.
Il n'est pas tellement étonnant que quelque chose que nous savons depuis plus d'un siècle ne soit pas encore devenu une connaissance répandue et connue de tous.
Les hommes sont attachés à leurs idées, et ils n'en changent pas facilement. Ils pensent toujours qu'ils savent déjà tout. Les idées neuves font peur parce qu'elles déconcertent. Le communisme déconcerte et fait peur.
Comment arriver au communisme :
La discussion animée est la meilleure façon de chercher la connaissance.
Les lois ne sont ni sacrées ni immuables : elles sont continuellement discutées, expérimentées et mises à l'épreuve. Cf chez les Anciens. Dans ce climat culturel profondément neuf est née une nouvelle idée de la connaissance : la connaissance rationnelle critique. Une connaissance dynamique, qui évolue et qui ose remettre en question les idées traditionnelles. Et qui se remet elle-même en question. La nouvelle autorité du savoir ne vient pas de la tradition, ni du pouvoir, ni de la force, ni du recours à des vérités éternelles, mais de la capacité à convaincre les autres de la justesse de son point de vue. La critique des idées acquises n'est pas interdite, mais au contraire souhaité, c'est la source vive du dynamisme et de la force de cette pensée, et la garantie qu'elle continue à s'améliorer. C'est l'aube du monde nouveau
Règles de base :
Tout le monde a le droit de parler. Les désaccords sont bienvenus, mais ils ne sont jamais réglés par la force, l'agression, l'argent, le pouvoir ou la tradition. La seule façon de gagner est d'argumenter, de défendre son idée dans un dialogue, et de convaincre les autres.
Et commencer toute discussion ainsi :
Etre ouvert à la connaissance scientifique signifie donc être ouvert au révolutionnaire, au subversif.



